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Dossier Dirt

D'un côté, le vénérable magazine Now qui s’introduit dans les salons américains depuis le début des années 50, comme la main de plus en plus usée par le labeur d’un ouvrier même si elle reste habillée d’un gant de velours. De l’autre, le tabloïd Dirt dont les prétendus scoops ne font plus frémir grand monde... Entre ces deux hebdomadaires sur une pente descendante (la faute à un manque de renouveau et à une concurrence toujours plus féroce) : Lucy Spiller, moulée dans une robe de soirée rouge sang tandis que son teint blafard fait ressembler son faciès à celui d’un vampire. Pour survivre au sein d’un banc de requins prêts à vous dévorer dès que vous tournez la nageoire, il est essentiel de prendre l’initiative. Quand ses supérieurs (le propriétaire Gibson Horne et l’éditeur Brent Barrow, tout aussi cyniques l’un que l’autre) la pressent de « couper des têtes » afin de limiter les pertes entraînées par d’indigents chiffres de vente, Lucy décide alors de jouer sa carrière en fusionnant les deux magazines qui deviennent DirtNow, un nouveau titre face auquel respect de la vie privée et droit à l’image n’ont qu’à bien se tenir.

Afin de lancer ce projet « de la dernière chance » sur le marché déjà saturé de la presse à scandales, elle pousse son équipe à la chasse aux scoops les plus fracassants et n’hésite pas à faire un exemple « pour la bonne cause », renvoyant sur le champ une employée qui ne tire pas dans le même sens qu’elle. Objectif avoué : redresser la courbe des ventes en dénichant des sujets inédits dont les « autres » (People, Star, The National Enquirer, etc.) n’ont même pas eu vent à l’état de rumeur... Quitte à les inventer ! Lucy se joue ainsi comme d’un yo-yo des destins croisés de deux acteurs concubins, Holt McLaren et Julia Mallory (lui réduit à tourner dans des séries B, elle sur la « A-list » d’Hollywood), dont la carrière va basculer sous l’effet de ses manipulations démoniaques. Jusqu’à quel point ? Pour le déterminer, elle peut à coup sûr compter sur le talent de Don Konkey, un photographe indépendant qui n’a pas son pareil pour obtenir « le » cliché qui rendra toutes les rédactions concurrentes folles de jalousie ! Schizophrène et conscient de ce trouble de la personnalité, l’artiste irait jusqu’à se fracturer un doigt (littéralement...) pour aider Lucy dans sa quête de « vérité », réduisant ainsi leur relation à celle d’un esclave obéissant à sa maîtresse adorée.


Malgré le rôle de médiateur que s’efforce d’endosser Brent Barrow, soucieux de préserver l’image du magazine afin de garder intact le pouvoir d’attraction de ses espaces publicitaires et d’éviter par la même occasion l’enchaînement de procès coûteux, Lucy n’a qu’une seule idée en tête : surprendre sa prochaine proie dans son sommeil et la croquer à travers un article sensationnel dont tous les congénères d’Homer Simpson discuteront le lendemain devant la machine à café. « Si Dieu ne voulait pas que nous dévorions les plus faibles, pourquoi les aurait-il faits si délicieux ? » s’interroge-t-elle à ce sujet. Du joueur majeur de la NBA au chanteur adulé de R’n’B en passant par le héros célébrissime de films d’action, la popstar évangéliste sur le retour, le mannequin anorexique et toxicomane ou la vedette du X retirée du circuit, tout le gratin de la « Cité des Anges » a droit tôt ou tard (parfois même post-mortem !) à son portrait en couverture pour peu que son histoire égratigne la morale. Si la révélation des secrets les mieux gardés de ce microcosme insomniaque requiert un profond travail d’investigation, les sujets d’étude ne manquent guère. Comme le signale à juste titre Garbo, la dealeuse (amoureuse, mais il s’agit là d’une autre histoire...) de Julia Mallory : « La trahison devrait avoir son étoile sur Hollywood Boulevard ! ». Il n’est pas rare en outre que les prétendues victimes se placent de leur plein gré devant l’objectif du « paparazzo » de service, à l’exemple du couple d’acteurs ratés présentant à Lucy une vidéo « volée » de ses ébats sexuels et imaginant, pour rendre le sujet « vendeur », un scénario de ménage à trois digne des plus belles heures des Feux de l’amour.

Deux tabloïds, une femme-mygale, trois possibilités ». L’action des premiers épisodes de Dirt est tellement focalisée sur les personnages centraux que l’intrigue semble s’écrier : « De l’air, de l’air ! ». Et la plupart des plans « serrent » à tel point les corps chargés comme des piles électriques qu’ils empêchent le téléspectateur de prendre du recul (ou d’adopter la posture de l’initié admirant les œuvres d’un grand peintre). Sans cesse, il faut que ça vibre ! Quant à l’idée de montrer Courteney Cox (qui produit la série avec le soutien de son mari, David Arquette, par le biais de leur société de production Coquette créée en 2004) atteignant l’orgasme grâce aux vertus mécaniques d’un vibro-masseur, elle aurait sans doute tracé un sillon autrement plus comique dans l’esprit survolté de David Crane et de Marta Kauffman à l’époque de Friends... Reste que la série de FX offre à l’ex-interprète de Monica Geller l’opportunité unique (plus encore qu’en tenant le rôle de la journaliste « prête à tout » Gale Weathers dans la trilogie des Scream) de « casser » son image de fille un peu lisse d’une façon radicale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne : froide comme un iceberg, aiguisée comme un pic à glace, aussi retorse qu’un Jim Profit en jupons, Lucy Spiller n’a plus rien à voir avec la jeune femme désireuse de goûter les expériences à la fois simples et essentielles de la vie en compagnie de ses amis new-yorkais.

On s’en doute, la belle souffre tout de même de quelques blessures intimes que les scénaristes ne tardent pas à mettre en « première page ». À commencer par le suicide par pendaison de son père, dont elle a découvert le corps sans vie au beau milieu du living-room à l’âge de 15 ans. Telle Brenda Chenowith, mise à mal par les scénaristes de Six Feet Under, elle hérite ainsi d’un lourd passif familial que son incapacité à faire le deuil de sa mère et le caractère bouillonnant de son frère (même s’il offre extérieurement une toute autre image) n’arrangent en rien. Mais Lucy incarne surtout l’archétype de la femme « moderne » dans ce qu’un tel qualificatif a de plus péjoratif, privilégiant aux valeurs et aux plaisirs naturels du quotidien des substituts de sexe (le vibro-masseur évoqué plus haut est là pour en témoigner), de sport (elle court des kilomètres sur le tapis roulant de son bureau) ou de famille (« Je ne suis pas seule, j’ai mon magazine ! » rétorque-t-elle à ceux qui osent l’attaquer sur ce sujet délicat). « V » comme Volage, Vénale et Venimeuse, elle n’hésite pas une seconde à troquer sa vie privée contre la réussite professionnelle à laquelle elle s’estime promise et se montre d’autant plus assidue dans son travail que la perte de son emploi signerait, à n’en pas douter, son arrêt de mort.

Les coups de griffe et de sang de son héroïne n’accaparent toutefois qu’en partie les caméras de Dirt, lesquelles se penchent également en parallèle (et de façon si distincte que ce parti pris, dans un premier temps tout du moins, a l’art de désorienter le téléspectateur) sur les délires tantôt jubilatoires, tantôt paranoïaques de Don Konkey mais aussi sur le parcours du couple Holt McLaren / Julia Mallory. Il arrive bien sûr à tout ce petit monde de vivre des aventures communes (Lucy fait notamment appel à Don dès qu’elle a besoin d’une photo exclusive, quels que soient les risques qu’il encourre pour parvenir à ses fins), mais relier leurs arcs narratifs individuels à une trame d’ordre plus général relève parfois du casse-tête. D’autant que les « affaires » que met en lumière DirtNow s’étalent le plus souvent sur plusieurs numéros, soit autant d’épisodes consécutifs. Quant aux « clichés » (aussi peu glorieux que les premières de couverture de DirtNow) de la mère destructive ou de l’éditeur prêt à « tirer » tout ce qui bouge tant qu’il a en vue un soutien-gorge à dégrafer, ils laissent craindre le pire... Avec son générique qui ne ressemble pas à grand-chose, ses effets techniques plus « branchouilles » que « branchés » (plans filmés en accéléré, caméra tournoyante, filtres colorimétriques, pensées de Don surgissant dans l’air comme des bulles de bande dessinée, etc.), ses nouveaux intervenants dont la brève apparition a pour unique objectif de donner lieu à des scènes « chocs » et ses clips sexuels assez systématiques, il faut bien avouer que Dirt ne part pas — loin s’en faut ! — sous les meilleurs auspices.

« Sexe, drogue, rock’n’roll et... quelques photos pour immortaliser la scène ! ». Après les pompes funèbres, la mafia, l’univers carcéral, une caserne de pompiers, une clinique de chirurgie esthétique ou une banlieue cossue au centre d’un commerce organisé de cannabis (quand ce ne sont pas les membres soudés d’une famille polygame qui tentent d’y trouver l’harmonie !), pourquoi ne pas s’engouffrer dans les bureaux de la rédaction d’un tabloïd ? Quand on évoque le sujet ô combien sensible de la presse à scandales, sur lequel n’importe qui a une opinion bien arrêtée généralement dictée par des motivations très personnelles, une question vient d’emblée à l’esprit : faut-il ou non imposer des limites à cette « culture-poubelle » qui s’immisce dans la vie privée des « people » et étale leur linge sale sur la place publique ? Lucy a sa petite idée sur la question : « Vous savez pourquoi je ne crains rien ? demande-t-elle à un nabab dont le divorce médiatique a fait les choux gras des magazines de peu de vertu. C’est parce que vous et vos petits copains d’Hollywood lisez tous les numéros de mon magazine et que secrètement, vous adorez ça ! Vous n’ignorez pas qu’il y a une part de vérité derrière chaque mot, et bien que cela vous coûte de l’admettre, vous avez besoin de moi ! ». En d’autres termes, elle sait très bien qu’elle produit du divertissement bas de gamme mais comme on a coutume de le dire : « Le client est roi ». Tant que la demande sera aussi forte, elle partagera donc la responsabilité des scoops tendancieux avec un lectorat très friand et continuera à surfer sur la vague du succès. À l’en croire, les titres accrocheurs de ses couvertures ne donnent d’ailleurs qu’un petit aperçu des malversations et autres trahisons dont se montrent capables les stars hollywoodiennes sous le couvert d’honorabilité qu’elles se plaisent à afficher.

Holt McLaren et Julia Mallory opposent quant à eux un contrepoint idéal (qui finit par justifier toutes les scènes consacrées à leur mal-être, d’origines certes différentes) aux « exactions » de la rédaction de Dirt : ils incarnent en effet les victimes d’un système à double tranchant, susceptible de placer votre nom en haut de l’affiche comme de le traîner dans la boue en l’espace d’une même journée. Il est cependant dommage que les consommateurs (à proprement parler !) de cette presse « qui fait tache » ne viennent pas complèter le tableau par des manifestations plus concrètes que le déferlement de cris d’un public en extase ou les sacro-saints chiffres de ventes qui témoignent de la santé du magazine. En outre, Dirt aurait pu se pencher sur des sujets prêtant à des débats autrement plus passionnants que les dernières frasques de Britney Spears ou le nouvel enfant adopté par Angelina Jolie : qu’il s’agisse de la mort mystérieuse de Marilyn Monroe ou de celle de Kurt Cobain, de la prise en chasse de Lady Di par des paparazzi à moto jusqu’à son accident mortel sur le Pont de l’Alma, de la révélation des enfants cachés de François Mitterrand ou du prince Albert II de Monaco, de l’affaire du Watergate ou encore de l’aventure extra-conjugale de Bill Clinton avec sa stagiaire Monica Lewinsky, les grands scandales traversent en effet les époques et les cultures. Mais la série, sous prétexte de s’offrir un pur divertissement, semble s’interdire d’empiéter sur le terrain du « documentaire » ou de quérir un supplément d’âme à travers une réécriture de l’histoire contemporaine.

Toutefois, la série ne se prive pas d’exprimer un point de vue critique sur la banalisation du terme « star » (les vedettes issues de la télé-réalité ayant remplacé, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les « étoiles » de l’après-guerre) et sur le flou « artistique » qui entoure les professions regroupées sous cette désignation plutôt pompeuse. Au moment où Holt lui confie que le désir de devenir acteur l’anime depuis son plus jeune âge, Lucy le renvoie ainsi dans les cordes sans ménagement : « En fait, tu voulais surtout devenir célèbre. Il y a là une sacrée différence ! ». Car cette femme de terrain frappe directement là où ça fait mal sans laisser de traces, si bien que lui demander si elle a des ennemis reviendrait à interroger Dieu sur sa « bonne foi » ! Afin de lutter contre les co-détenus peu amènes d’une « geôle » qu’elle s’est elle-même construite, elle ne manque pourtant ni d’autodérision (« Je dormirai le jour où l’on m’aura planté un pieu dans le cœur ! » réplique-t-elle à une attaque de Brent Barrow) ni de repartie (lorsque le rédacteur en chef du Reader’s Digest Ray Patterson lui rappelle qu’elle avait fait mention de sentiments à son égard, elle ne le rassure qu’à moitié : « C’est vrai, mais je n’avais pas précisé lesquels... »).

« Tu sais pourquoi je suis le seul qui parvienne à te faire jouir ? demande Holt à sa troublante némésis. Parce que je suis le seul à te haïr autant que tu te hais toi-même ». Noir c’est noir, il n’y a donc plus d’espoir ? Pas si sûr : plus la saison avance, plus les « réjouissances » s’accumulent à travers des développements narratifs qui nous emmènent souvent à l’opposé du point de chute attendu. C’est ainsi que l’amourette entre Brent Barrow et Willa McPherson, une jeune journaliste pleine d’ambition considérant Lucy comme un modèle, ne tourne pas à l’humiliation à laquelle nous aurions pu nous attendre, le premier se tournant vers d’autres jolies paires de jambes pendant que la deuxième essaie tant bien que mal de rassembler les morceaux d’une vie sentimentale et professionnelle brisée.

Quant aux missions de Don Konkey commanditées par sa « maîtresse » Lucy (un rapport de force chahuté par quiconque n’appartient pas à ce binôme, pourtant en parfaite symbiose), sans être dénuées de risques, elles adoptent avant tout la forme d’un jeu amusant où le photographe (bien aidé par des visions dans lesquelles il puise à l’occasion quelques conseils dignes des meilleurs « indics ») déploie des trésors d’inventivité afin de saisir sur le vif la pose parfaite de la vedette amenée à croiser le regard de braise... de son objectif ! On en oublierait presque l’ennui, l’austérité et la difficulté inhérentes à une véritable « planque » de paparazzo, obligé de rester immobile et néanmoins éveillé des heures durant pour une hypothétique rencontre avec l’objet de sa convoitise.

Initialement basée sur un postulat caricatural au possible, Dirt affine toutefois au fil des épisodes le portrait de ses anti-héros en y intégrant leurs fêlures et leurs bassesses les moins avouables. D’où un premier contact pour le moins rugueux, qu’adoucissent peu à peu une belle dose d’autocritique et de savoureux seconds rôles parmi lesquels Vincent Gallo (This Is Not Your Father’s Hostage Situation, ép. 9 [1.9]), l’auteur aussi adulé que critiqué de Buffalo’66 et de The Brown Bunny, ou Jennifer Aniston présentant ses amitiés à Courteney Cox le temps d’un clin d’œil très appuyé (Ita Missa Est, ép. 13 [1.13]). Et si l’épouse de David Arquette n’est pas tout à fait « l’arbre qui cache la forêt », d’autres acteurs au profil particulièrement intéressant (plus, en tout cas, que le ton souvent digne de la voix off d’une bande-annonce de blockbuster hollywoodien ne le laisse entendre) se font une place dans l’aventure, à commencer par Jeffrey Nordling (Brent Barrow) alias Jake Manning dans Once and Again, Ian Hart (Don Konkey) qui a notamment tenu l’un des rôles principaux de Land and Freedom de Ken Loach ou encore Laura Allen (Julia Mallory) qui a précédemment incarné Lily Moore dans la série fantastique Les 4400 diffusée sur USA Network.

Conforté dans ses choix par le succès de The Shield, Nip/Tuck et Rescue Me, John Landgraf, le président de la chaîne du « basic cable » FX, continue donc à miser sur l’audace et à faire vaciller, avec l’aide de ses petites camarades USA Network (Burn Notice) et TNT (The Closer : L.A. Enquêtes prioritaires, Saving Grace) la jusqu’alors — plutôt — paisible hégémonie du « premium cable », dont HBO demeure le chantre le plus souvent cité en exemple, dans le créneau des séries de qualité. La récompense d’une telle « effronterie » ? Une moyenne de 3 millions de téléspectateurs et de sympathiques perspectives pour la saison 2 de Dirt annoncée début 2008. Si « Personne ne lit à Hollywood ! » selon les dires un brin provocateurs de Lucy, souhaitons-lui tout de même que flotte, sur le « tableau » des prochains numéros, un parfum de scandale plus sulfureux encore que celui auquel elle nous a habitués !

- culture-series.fr par Benjamin Campion, novembre 2007

Ecrit par humana 
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mnoandco, Aujourd'hui à 07:49

...il est encore temps pour les fans de la série et les retardataires.

mnoandco, Aujourd'hui à 07:49

Et les premiers résultats sont tombés, pour les plus curieux.

mnoandco, Aujourd'hui à 07:49

Merci

Kika49, Aujourd'hui à 12:56

Luke Mitchell vouas attends sur le quartier Blindspot afin de départager ses bannières (Topic: Votre Avis Compte). Venez Voter.

cinto, Aujourd'hui à 19:33

Venez déguster les premiers desserts de Noël au sondage chez Ma Sorcière Bien aimée. Vin chaud assuré!!

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